Guide scolarité

Exercices de français avec corrigés : ce qu'ils règlent pour un enfant scolarisé à l'étranger

Septembre 2026

C'est la recherche du dimanche soir. L'enfant a fini ses devoirs du Cned ou de l'école locale, il reste une heure, et on cherche des exercices de français — avec corrigés, de préférence, parce qu'à distance personne d'autre ne va corriger. La requête est raisonnable et la réponse est abondante : des milliers de fiches, par niveau, à imprimer ou en ligne.

La question qui ne se pose pas, et qui décide de tout, est celle-ci : quelle part de ce que l'enfant sera évalué peut être vérifiée par un corrigé ? Elle a une réponse chiffrée, et on peut l'obtenir sans opinion, en comptant les points sur les sujets que le ministère a publiés pour la session 2026 du diplôme national du brevet.

Ce guide fait ce décompte, puis regarde ce que le programme officiel demande réellement en écriture, et en tire une façon d'organiser l'heure du dimanche soir. Sources relevées le 7 septembre 2026. Aucun site de fiches n'est recommandé ici : les ressources gratuites changent, et une recommandation non datée ne vaut rien.

Ce que le brevet de français demande, sujet en main

L'épreuve de français du DNB 2026, série générale, est publiée en trois documents distincts, et les en-têtes suffisent à poser le cadre.

Le premier, « Grammaire et compétences linguistiques — Compréhension et compétences d'interprétation », dure 1 h 10, coefficient 2, et est noté sur 50 points. Le dictionnaire et la calculatrice y sont interdits. Le deuxième, la dictée, dure 20 minutes, coefficient 2, et est notée sur 10 points, dictionnaire et calculatrice également interdits. Le troisième, la rédaction, dure 1 h 30, coefficient 2, notée sur 40 points — et là, l'usage du dictionnaire est autorisé.

Cent points en tout, sur trois copies, en une matinée. La répartition est déjà une consigne de révision : la rédaction seule pèse deux fois la dictée et les points de grammaire réunis.

Le décompte : douze points sur cent

Le sujet de la première partie est public, avec le barème question par question. Compréhension et compétences d'interprétation : 32 points. Grammaire et compétences linguistiques : 18 points.

Regardons les 32 points de compréhension. Les six questions demandent, dans l'ordre : trois éléments de justification sur le genre littéraire, deux éléments de reconnaissance d'une forme, une réponse justifiée par deux citations, deux éléments de réponse justifiés par des citations, deux procédés d'écriture nommés, cités et dont il faut expliquer l'effet produit, deux arguments justifiés par des citations, et enfin une confrontation texte-image en trois éléments justifiés. Aucune de ces réponses ne s'écrit en un mot, et aucune ne se vérifie contre une case juste ou fausse : elles se lisent.

Restent les 18 points de grammaire. Là non plus tout n'est pas fermé. Il est demandé de nommer et d'expliquer une manipulation, d'expliquer l'emploi d'un verbe en contexte, de réécrire un vers en y ajoutant une expansion du nom d'une classe grammaticale au choix — un exercice de production, même s'il est court. Ce qui se corrige strictement contre une clé : identifier la classe grammaticale de deux mots soulignés (1 point), identifier une expansion du nom et sa classe (1 point), et la réécriture d'un passage au pluriel (10 points).

Douze points sur cent. Ce décompte est le nôtre, fait sur le sujet publié de la session 2026 ; un correcteur pourrait discuter une question ou deux dans un sens ou dans l'autre, et l'ordre de grandeur ne bougerait pas. En ajoutant la dictée, qui se corrige mécaniquement contre le texte mais suppose que quelqu'un le lise à voix haute selon la procédure prévue, on monte à vingt-deux.

Les soixante-dix-huit autres points sont attribués par une personne qui lit ce que l'enfant a écrit.

Ce que le programme, lui, demande

Le programme de français du cycle 3 — CM1, CM2 et sixième — a été fixé par l'arrêté du 10 avril 2025 et s'applique depuis la rentrée 2025 pour le CM1 et la sixième, depuis la rentrée 2026 pour le CM2. Il est instructif de lire ce qu'il dit de l'écriture, parce qu'il ne dit pas ce que le mot « exercice » laisse attendre.

L'accent, écrit-il, est mis sur la pratique régulière et quotidienne de l'écriture, seul ou à plusieurs, sur des supports variés et avec des objectifs divers. Le recours aux brouillons, écrits de travail, versions successives ou variations d'un même écrit est systématique. Et le programme conclut par une phrase qui explique pourquoi une fiche du dimanche soir ne peut pas tenir seule la place : l'élève comprend que l'écriture s'inscrit dans un processus long.

Surtout, le même document décrit ainsi l'objectif d'apprentissage qui revient identiquement en CM1, en CM2 et en sixième : améliorer tout ou partie de son texte à partir des pistes données par l'enseignant et ses pairs — la formule de sixième y ajoute l'autoévaluation, celle de CM1 ne la mentionne pas encore. Autrement dit, le programme fait dépendre l'amélioration d'un texte de la présence d'un lecteur, à tous les niveaux du cycle. Ce n'est pas une interprétation : c'est l'énoncé.

La fiche à imprimer a bien une place, et le programme la lui donne

Il serait facile de conclure que les exercices fermés ne servent à rien. Le programme dit le contraire, et le dit précisément.

Parmi les objectifs de la rubrique « Écrire pour réfléchir, apprendre et mémoriser », en CM1 comme en CM2 comme en sixième, figure celui-ci : produire des écrits courts pour appliquer une règle de grammaire ou employer et mémoriser le lexique appris. C'est exactement l'objet qu'on télécharge. Il a une fonction reconnue, et cette fonction est l'automatisme : la règle appliquée assez de fois pour ne plus demander de réflexion au moment où l'on écrit une phrase pour autre chose.

La réécriture du brevet, dix points à elle seule, est la forme examinée de cet automatisme. Elle se travaille seule, elle se corrige contre une clé, elle se refait. C'est le meilleur usage possible d'une fiche, et c'est le seul endroit du sujet où dix points s'obtiennent sans qu'un adulte ait à lire quoi que ce soit.

Le problème n'est donc pas la fiche. C'est le rapport de un à quatre entre ce qu'elle couvre et ce qui est noté, quand elle constitue la totalité du travail hebdomadaire.

Ce que « avec corrigés » veut dire, et ce qu'il ne veut pas dire

Un corrigé et une correction sont deux objets différents, et la requête confond les deux parce qu'en français le même mot les recouvre presque.

Un corrigé donne la réponse attendue. Il fonctionne quand la réponse existe avant que l'élève ait écrit : la classe grammaticale d'un mot, l'accord d'un participe, la forme du subjonctif. Une correction porte sur ce que l'élève a produit et n'existait pas avant lui : elle dit pourquoi la troisième phrase ne tient pas, où l'argument s'est perdu, quel mot manquait.

Le sujet de rédaction du brevet 2026 rend la distinction très concrète. Deux sujets au choix : un sujet de réflexion — « Selon vous, la poésie, la littérature et l'art ont-ils pour mission d'embellir le réel ? », à traiter en une trentaine de lignes au moins, avec des exemples issus de ses lectures et de sa culture artistique personnelle — ou un sujet d'imagination, à traiter en 35 lignes au moins, dans une langue poétique attentive aux images, aux effets de rythme et de sonorité. Il n'existe aucun corrigé de ces sujets, et il ne peut pas en exister.

C'est aussi pourquoi il faut se méfier d'une fiche qui promet un corrigé d'expression écrite. Ce qu'elle propose est un modèle. Un modèle est utile pour montrer ce à quoi ressemble une copie qui tient ; il ne dit rien de celle qu'on vient d'écrire.

Par niveau : ce que la requête cherche vraiment

  • CM1, CM2 : la demande est presque toujours celle de l'automatisme — conjugaison, accords, homophones. C'est le bon usage de la fiche, et c'est aussi la période où le programme demande d'écrire quotidiennement des textes personnels. Une fiche par jour et zéro texte par semaine, c'est la moitié du programme.
  • Sixième : le programme y ajoute résumer, synthétiser, hiérarchiser des idées et argumenter en justifiant ses choix. Aucun de ces quatre verbes ne se travaille sur une fiche à trous.
  • Cinquième, quatrième, troisième : le cycle 4 a son propre programme de français, fixé par un arrêté du 18 février 2026 — dont le texte n'a pas pu être consulté pour ce guide, les pages du Bulletin officiel ayant refusé l'accès automatisé le 7 septembre 2026. Ce qui est vérifiable en revanche, c'est la cible : le brevet, ses 40 points de rédaction et ses 32 points de réponses justifiées.
  • Troisième, spécifiquement : les sujets officiels des trois parties de l'épreuve 2026 sont publiés par le ministère. Ils valent mieux que n'importe quelle fiche, parce qu'ils portent le barème réel — et le barème est la seule consigne de révision qui ne se discute pas.

Une heure par semaine, répartie comme le barème

Si l'on décide de faire correspondre le temps de travail à la pondération de l'épreuve plutôt qu'à la disponibilité des ressources gratuites, la répartition se déduit d'elle-même.

Un quart du temps sur les automatismes, en fiche, avec corrigé, seul, en refaisant les mêmes séries plutôt qu'en en cherchant de nouvelles. La réécriture au pluriel, à elle seule, mérite d'y revenir.

La moitié du temps sur l'écriture, dans les conditions de l'épreuve : chronomètre, longueur minimale respectée, brouillon, dictionnaire autorisé — puisqu'il l'est en rédaction et interdit ailleurs, autant que l'enfant sache lequel des trois moments lui laisse ce filet.

Le quart restant sur la relecture de ce qui a été écrit, avec quelqu'un. C'est la seule partie qui ne peut pas être déplacée, et c'est celle qui saute quand la semaine se remplit.

Le décalage horaire, pour une famille en Asie, joue ici plutôt en sa faveur : une fin d'après-midi à Hong Kong, Taipei ou Singapour tombe en début de matinée en France, et ce créneau-là n'est disputé par personne.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne proposons pas ici

Nos formateurs sont établis en France et enseignent en cours individuels par visioconférence. Le soutien scolaire et la préparation aux épreuves sont à 50 €/h, facturés en euros sans commission de plateforme ; les heures non suivies sont remboursées en argent, jamais en avoir.

Une précision qui a sa place ici plutôt qu'en note de bas de page : la banque d'exercices gratuite de ce site est du français langue étrangère, calée sur l'échelle du Cadre européen — A1 à C2. Elle ne suit pas les programmes de l'Éducation nationale, et ce n'est donc pas l'objet dont a besoin un enfant scolarisé dans le système français. Nous ne la recommandons pas pour ce cas.

Ce que nous faisons pour ces familles est plus étroit, et c'est exactement le quart de l'heure hebdomadaire qui ne peut pas se déléguer à un fichier : lire ce que l'enfant a écrit, dire pourquoi le paragraphe ne tient pas, et le lui faire réécrire. Nous travaillons sur ses cours et ses devoirs, pas sur une progression parallèle. Le premier échange de vingt minutes est gratuit, et le plus utile est d'y arriver avec une rédaction récente.

Questions fréquentes

Les exercices avec corrigés servent-ils à quelque chose ?
Oui, pour l'automatisme, et le programme de cycle 3 leur donne explicitement cette place : produire des écrits courts pour appliquer une règle de grammaire ou employer et mémoriser le lexique appris. Au brevet 2026, la réécriture d'un passage vaut 10 points à elle seule et se corrige contre une clé. Le problème n'est pas la fiche, c'est qu'elle couvre une petite partie de ce qui est noté.
Quelle part de l'épreuve de français du brevet un corrigé peut-il vérifier ?
Sur les 100 points de la session 2026, série générale, notre décompte sur les sujets publiés donne 12 points strictement vérifiables contre une clé — deux questions d'identification grammaticale et la réécriture — soit 22 en ajoutant la dictée, notée sur 10 et corrigeable contre le texte. Les 32 points de compréhension demandent des réponses justifiées par des citations, et les 40 points de rédaction sont une production. Ce décompte est le nôtre et se refait sur les sujets, qui sont publics.
Le dictionnaire est-il autorisé au brevet ?
En rédaction seulement. Les sujets 2026 indiquent : dictionnaire et calculatrice interdits pour la première partie (grammaire et compréhension, 1 h 10, sur 50) et pour la dictée (20 minutes, sur 10) ; dictionnaire autorisé et calculatrice interdite en rédaction (1 h 30, sur 40). Cela vaut la peine d'être su avant le jour même.
Quels exercices pour un enfant en CM2 ?
Les automatismes en fiche gardent tout leur sens à ce niveau. Mais le programme de cycle 3 demande aussi, en CM2, d'écrire au quotidien des textes personnels, d'utiliser le brouillon pour préparer son texte et d'améliorer tout ou partie de son texte à partir des pistes données par l'enseignant, ses pairs ou son autoévaluation. Une semaine sans texte écrit et relu ne couvre pas cette partie-là.
Peut-on trouver les sujets officiels du brevet gratuitement ?
Oui. Les trois documents de l'épreuve de français de la session 2026, série générale, sont publiés par le ministère de l'Éducation nationale, avec le barème question par question. Pour un élève de troisième, c'est un meilleur matériau que n'importe quelle fiche commerciale, parce qu'il porte la pondération réelle.
La banque d'exercices gratuite de ce site convient-elle à un enfant scolarisé en français ?
Non, et il vaut mieux le dire : elle est calée sur l'échelle du Cadre européen, de A1 à C2, c'est-à-dire sur le français langue étrangère. Elle ne suit pas les programmes de l'Éducation nationale et ne prépare ni le brevet ni l'épreuve anticipée de français. Elle s'adresse à quelqu'un qui apprend le français, pas à quelqu'un qui est scolarisé en français.

Le quart de l'heure qui ne se délègue pas à un fichier

Vingt minutes en visioconférence, gratuitement : on lit une rédaction récente, on regarde où les points se perdent au regard du barème réel, et on cale un rythme hebdomadaire tenable dans votre fuseau. Soutien scolaire et préparation aux épreuves à 50 €/h, heures non suivies remboursées en argent.

Réserver 20 minutes, gratuitement

Format, durées, coefficients, barèmes, règles sur le dictionnaire et la calculatrice, barème question par question de la partie « grammaire et compétences linguistiques — compréhension et compétences d'interprétation » (1 h 10, coefficient 2, sur 50 points, dont 32 de compréhension et 18 de grammaire), de la dictée (20 minutes, coefficient 2, sur 10 points) et de la rédaction (1 h 30, coefficient 2, sur 40 points, avec les deux sujets au choix et leurs longueurs minimales) : sujets officiels du diplôme national du brevet, session 2026, série générale, publiés par le ministère de l'Éducation nationale sur education.gouv.fr (documents 26GENFRQGCAN1, 26GENFRDME1 et 26GENFRRAN1), relevés le 7 septembre 2026. Le décompte des points « vérifiables contre un corrigé » est celui de ce guide, établi sur ces sujets ; il n'émane d'aucune source officielle et se refait à la lecture du barème publié. Objectifs d'apprentissage en écriture pour le CM1, le CM2 et la sixième, formules citées sur l'amélioration du texte, la pratique quotidienne de l'écriture, le recours systématique au brouillon, les écrits courts pour appliquer une règle de grammaire, et la phrase « il comprend que l'écriture s'inscrit dans un processus long » : programme de français du cycle 3, annexe de l'arrêté du 10 avril 2025 fixant les programmes d'enseignement de français et de mathématiques du cycle de consolidation, publié au Bulletin officiel du 17 avril 2025, applicable à la rentrée 2025 pour le CM1 et la sixième et à la rentrée 2026 pour le CM2 ; document relevé le 7 septembre 2026. Le programme de français du cycle 4 est fixé par l'arrêté du 18 février 2026 ; son texte n'est pas cité dans ce guide, les pages du Bulletin officiel et d'éduscol ayant refusé l'accès automatisé le 7 septembre 2026. Aucun site de fiches d'exercices n'est nommé ni recommandé : les offres gratuites changent, et une recommandation non relevée à sa date n'a pas de valeur. Programmes, sujets et modalités sont réédités chaque année et se vérifient à la source avant d'organiser une année de travail dessus.